OrigineS de la Capoeira

Au cours du 17e siècle, comme au États-Unis, l’esclavage a également existé au Brésil. Il est estimé que plus de deux millions d’esclaves furent amenés au Brésil au Port de Bahia, en provenance de l’Afrique. Les esclaves devaient travailler dans les plantations où le sucre et le tabac étaient les principales cultures et où la demande de main-d’œuvre était la plus importante. 

Ces Africains captifs ont créé la première forme de Capoeira pour augmenter leur chance de liberté et d’indépendance. Avec comme prétextes la danse et les rassemblements religieux, ils pratiquaient des techniques de combat. C’est ainsi que la Capoeira est devenue une forme d’art à travers lequel un grand nombre se sont libérés.

 

À « Pernambuco » (un état du brésil où la canne à sucre était abondante), un groupe de 40 esclaves ont utilisé la Capoeira pour se rebeller contre leur maître et ont brûlé la résidence principale de la plantation. Ainsi libérés, ils se dirigèrent vers les montagnes. Finalement, ils atteignirent ce qu’ils pensaient être un endroit sûr, qu’ils nommèrent « Palmarès », dû à l’abondance de palmiers. Dans ces montagnes, une communauté africaine est alors née, elle dura près d’un siècle et grandira jusqu'à une population de plus de 20 000 habitants. Ces esclaves provenaient de différentes régions d’Afrique, et donc de différentes cultures, des tribus qui, au départ étaient ennemies et qui s’unissaient dans les terres brésiliennes pour un même objectif.

 

Après l’abolition de l’esclavage en 1888, les planteurs n'avaient plus d'intérêt pour les anciens esclaves en tant que force de travail. La plupart d'entre eux sont donc entrés dans les villes et ont formé ce qu’on appelle des bidonvilles. Étant donné que les emplois se faisaient rares, plusieurs ex-esclaves sont devenus criminels et utilisaient leur savoir-faire de Capoeira sur leurs victimes. Éventuellement, un code pénal plutôt rigide et strict fut initié, stipulant que toute personne reconnue comme étant « capoeirista » (personne pratiquant cet art) devait être banni.

Une loi, qui interdisait la pratique de la Capoeira fut en vigueur jusqu’en 1920. Les capoeiristes qui faisaient alors leur possible pour garder leurs traditions en vie, présentaient leurs entrainements sous forme de danse folklorique. Sous cet angle, la Capoeira fut  mieux acceptée par la société. 

 

Dans ces années là, il était fréquent pour les capoeiristes d’avoir un ou plusieurs surnoms, ainsi, la police avait beaucoup plus de difficulté à les arrêter, puisqu’ils ignoraient leurs vrais noms. Cette tradition a perdurée et est encore pratiquée dans les académies actuelles de Capoeira ; lorsqu’une personne est baptisée (lors du « Batizado »), on lui donne un surnom s’inspirant soit de sa personnalité, d’un trait physique, de son style de jeu ou encore d’une anecdote souvent rigolote !

En 1937, « Mestre Bimba », un des maîtres les plus renommés de la Capoeira dans l’état de Bahia au Brésil, reçoit une invitation du Président brésilien, afin de démontrer son art dans la capitale, Brasilia. Après une performance réussie, il retourne dans son état, et avec la permission du gouvernement, ouvre la première académie de Capoeira au Brésil. C’était la première étape vers un développement plus ouvert. Quelques années plus tard, le Sénat adopte un projet de loi établissant la Capoeira comme sport national brésilien. 

CAPOEIRA REGIONALE

MESTRE BIMBA

Mestre Bimba pour l'état-civil Manuel dos Reis Machado (né le 23 novembre 1900 dans le "bairro do Engenho velho" (quartier du Vieux Moulin) à Salvador (Bahia) au Brésil, décédé le 5 février 1974) est l'un des plus célèbres capoeristes brésiliens ; il est le père de la capoeira "régionale".

 

En 1928, Mestre Bimba crée la capoeira régionale qu'il qualifie lui-même de véritable lutte très complète, un mélange de batuque et de Capoeira Angola additionné de quelques coups. 

 

Le 12 juin 1996, l'Université Fédérale de Bahia décernait un titre honorifique qui reconnaissait la capoeira en tant qu'exercice symbolique de sagesse corporelle ancestrale et célébrait Maître Bimba comme acteur et promoteur de la culture afro-brésienne.

 

 

CAPOEIRA ANGOLA

MESTRE PASTINHA

Mestre Pastinha (1889-1981), de son vrai nom Vicente Ferreira Pastinha, est un grand maître de la capoeira. Au début des années 1930, il a donné ses lettres de noblesse à cet art véhiculé depuis des décennies avant lui par les anciens esclaves africains.

 

Il a créé la première école de capoeira Angola tout en établissant une méthode d'enseignement qui était basée sur les anciennes traditions. Il a aussi écrit le premier livre sur le sujet, où il expose sa propre conception philosophique de la capoeira. C'est Mestre Pastinha qui a institutionnalisé les couleurs pour les vêtements des capoeiristes à l'origine du maillot de l'équipe de football préférée du maître.

 

Il a constitué l'orchestre (la bateria) traditionnel qui accompagne cet art : trois berimbaus, deux pandeiros, un atabaque, un reco-reco, un agogo. Il a aussi formé de grands capoeiristas angoleiros comme Mestre João Grande, Mestre João Pequeno.

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